
Assise devant ma page blanche sans fil conducteur,
j’attends que les mots viennent. Ceux qui sont en moi,
ceux que je refoule de peur de blesser alors que je suis moi-même blessée.
Alors que je voudrais crier je suis là à retenir, à me taire.
Je sais combien le pouvoir des mots est grand, mais je sais aussi qu’il ne faut pas
dans un moment de colère qui masque de la souffrance
envoyer ces mots qui ne sont qu’un instant
et qui dans quelques heures n’auront plus cours.
Car la réflexion venant, je me rends compte que tout cela n’est pas si grave,
qu’il vaut mieux chercher le positif qui se trouve
dans ce que je considère comme négatif et le sourire revient.
N’existe alors plus que les souvenirs radieux.
Complexité de l’âme humaine qui peut faire volte-face en si peu de temps.
Mais le temps n’est-il pas le meilleur allié ?
Je plaide pour un droit de craquer, des jours sans et les pleurs.
C’est ce que notre condition humaine à inventé de mieux
pour apprivoiser les petits coups durs du quotidien.
Sans confondre
les petites frustrations de la vie ordinaire que comble le rêve
avec les drames d’une histoire particulière.
Entre le problème et la solution, il y a le temps. Le salut n’est pas immédiat.
Laisser être le temps entre les rêves et les souffrances.
La vraie vie ne se tisse que dans cet espace où,
-choisir sa version-
savoir faire face au principe de réalité
savoir apprivoiser le manque pour connaître son désir
accepter de mourir pour renaître
Et si tout ça nous rappelait qu’il n’y a rien de mieux que des relations vraies et profondes avec les autres pour aider à tenir debout dans la vie ?



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