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Interview de Cyril Dessel (Ag2r La Mondiale)

Publié le 23 october 2008 par Roltiss1

Interview de Cyril Dessel (Ag2r La Mondiale)

© Vélo 101 Autorisation du 07.11.2005 Interview de Cyril Dessel (Ag2r La Mondiale) : "pour moi, le Mont Ventoux est le col le plus difficile, personne n'est à l'abri d'une défaillance." L'été dernier, c'est avec le dossard 101 agrafé dans le dos que

Cyril Dessel (Ag2r La Mondiale) s'est adjugé une première victoire d'étape dans le Tour de France. Passé à la postérité en 2006 avec le port du Maillot Jaune, le leader de l'équipe de Vincent Lavenu s'était imposé entre Cuneo et Jausiers. Une consécration pour ce coureur de très bon niveau, à l'aise dans la montagne et capable de sortir chaque année un grand numéro. Il s'était ainsi classé 6ème et premier Français du Tour 2006. Il est clair que la Grande Boucle demeure la course qui fait battre le cœur de Cyril Dessel. Et c'est avec le sourire qu'on lui connaît bien que le coureur de 33 ans a découvert le tracé de la prochaine édition du Tour de France hier à Paris. L'esprit déjà tourné vers certaines étapes répondant à ses caractéristiques, il nous a confié ses sentiments.


Cyril, vous avez découvert le parcours du Tour de France, quelle est votre première impression ?
"Pas mal, pas mal. Le début de Tour me fait un petit peu peur, avec beaucoup de bord de mer et de bordures en perspective. Je pense que le départ de Monaco va être chouette. Mais je pense que les jours qui vont suivre, à partir de Marseille, vont être assez stressants et tendus. On connaît l'état d'esprit du peloton dans les premières étapes. Il y a beaucoup de jus, beaucoup de nervosité, et avec le vent, ça risque de ne pas être facile à gérer. A mon avis, il va y avoir pas mal de chutes. On sait que dans le sud il y a beaucoup de ronds-points, beaucoup de monde. Ca va être assez stressant. Ensuite, on retrouvera un peu plus de sérénité quand on arrivera du côté de Barcelone. Je retrouverai un terrain un peu plus à ma convenance. A partir de là, ce sera parti !"

Aviez-vous déjà eu des échos sur ce parcours ?
"Oui, j'avais déjà eu deux-trois échos. Je savais notamment qu'on arriverait à Barcelone, et qu'ensuite on remonterait bien sûr en direction des Pyrénées, Andorre. Je savais aussi qu'on allait dans l'est de la France, où une belle étape de moyenne montagne nous attendra vers Colmar. Ca peut être pas mal pour moi, ça. Après, je ne savais pas trop qu'on allait en Suisse, à Verbier. Pourquoi pas, ça changera un petit peu. J'ai noté, comme le dernier parcours, qu'il y avait pas mal d'étapes dans lesquels les cols étaient bien répartis. On ne retrouve plus d'étapes avec cinq cols mais des étapes régulièrement difficiles. Je trouve ça bien. Il y aura un beau chrono à Annecy, je pense que ça va être chouette. Et bien sûr le Ventoux la veille de l'arrivée."

Que pensez-vous de l'ascension du Ventoux à vingt-quatre heures de Paris ?
"Je pense que ça va ajouter un petit peu de suspense. Plutôt que d'avoir un contre-la-montre, une étape comme celle du Ventoux à la veille de Paris sera encore plus indécis. Sur un chrono, on connaît la valeur de chacun. Dans le Ventoux, personne n'est à l'abri d'une éventuelle défaillance. Ca va être chaud jusqu'à la fin."

C'est ici que se jouera le Maillot Jaune selon vous ?
"Oui, le Maillot Jaune peut se jouer là. Après, il faudra voir les écarts qu'il y a avant le Ventoux. Je pense tout de même que celui qui aura le Maillot Jaune au matin du Ventoux aura été le chercher avant. Il aura déjà passé d'autres cols auparavant. Mais le Ventoux est un col particulier. On sait qu'il peut y avoir des surprises. Pour moi, c'est le col le plus difficile. Pourquoi ? Parce qu'il y a un gros dénivelé. On part de 100 mètres, on arrive à 2000. Les conditions sont particulières en haut, on a du mal à respirer. C'est sûr qu'en fin de Tour, avec la fatigue, il peut y avoir des surprises."

Ca reste en tout cas un parcours très original, les Pyrénées revenant une fois de plus avant les Alpes. C'est aussi un grand changement...
"Oui, c'est un parcours original. C'est vrai qu'on n'enchaînera pas directement Pyrénées et Alpes. On passera par les Vosges avec un petit détour en Suisse. Je trouve ça sympa. C'est un parcours qui me plaît bien. Il n'y a que le départ qui me paraît difficile à négocier."

Avec pour autre nouveauté le retour du contre-la-montre par équipes à Montpellier ?
"Pour le contre-la-montre par équipes, nous serons chez Stéphane Goubert. Il aura sans doute l'occasion de nous détailler le parcours avant le Tour. Le chrono par équipes n'est pas notre spécialité chez Ag2r mais il ne fait que 38 kilomètres. Ca n'a plus rien à voir avec les 70 kilomètres du passé. Et ça c'est déjà pas mal."

Propos recueillis à Paris le 22 octobre 2008.

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