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Rouge Vert Bleu

Publié le 02 october 2008 par Alex

On continue ma petite infidélité au Japon avec un lieu haut en tourisme et en couleurs.

Gyeongbokgung
Gyeongbokgung
Gyeongbokgung
Gyeongbokgung

Le Gyeongbokgung (je le tape pas à chaque fois, en fait je copie/colle Sticking out tongue) est le plus grand des palais restants de la dynastie Chosŏn (le premier qui dit "aux pommes" s'en prend une) qui dirigeait la Corée jusqu'à l'invasion japonaise de 1910 et dont de nombreux apports restent encore vivants dans la société Coréenne d'aujourd'hui, comme la pensée confucianiste ou l'alphabet hangul. Il s'agit d'un palais construit en 1394 et reconstruit partiellement après l'invasion japonaise de 1592 (encore une!). En plus d'être la maison de la famille royale, ce palais servait également de lieu de décisions politiques, un endroit primordial donc ce qui explique la présence de la garde aux airs de Buckingham Palace, les fusils et les poils sur la tête en moins. Comme pour son homologue anglais, la relève est devenue un spectacle touristique.

Gyeongbokgung

Gyeongbokgung

Une fois l'entrée franchie, surprise pour l'habitué aux temples nippons que je suis! Ils ont repeint le Meiji Jingu en vert ou quoi? L'architecture de la cour d'entrée fait en tout cas furieusement penser à ce temple. Mais avec des tons très différents, une composition de vert et de rouge qui contraste parfaitement avec le bleu du ciel et le gris de la montagne qui se trouve juste derrière.

Looks like Meiji-dori to me...
Gyeongbokgung
Gyeongbokgung
Gyeongbokgung

Une fois passée la cour d'entrée, on arrête les comparaisons avec les temples nippons : dans la seconde cour se dressent une multitude de stelles qui indiquent les places des différents ministres lors des conseils tenus par le roi. Mais pas de quoi impressionner les enfants qui jouent autour...

Where the ministers discussed with the King

Gyeongbokgung Kids playing

Après la seconde porte se trouve toute une série de petits bâtiments servant à accueillir famille, concubines, ministres et autres invités, séparés par de petits corridors qui nous transportent dans un autre temps.

Gyeongbokgung

Gyeongbokgung

La richesse du décor extérieur se retrouve à l'intérieur des pavillons : détails, motifs riches et mobilier confortable, c'est sûr cette fois, on est bien loin du dépouillement du Zen japonais!

Gyeongbokgung Gyeongbokgung
Inside patterns Gyeongbokgung

Mais malgré tout, le sentiment ressenti n'est pas celui du luxe royal auquel mon éducation européenne tend à me faire penser. Entre le Zen et Versailles? Il est assez difficile de classer cet endroit. L'expression artistique se retrouve jusque dans les moindres détails, ce qui contraste avec les temples shintos où la beauté s'exprime dans la simplicité (apparente) du design. Cependant, on ne ressent pas l'arrogance des châteaux des rois de France ou de certains temples chinois. C'est  l'impossibilité de définir le caractère austère ou luxueux de la construction qui rend l'architecture coréenne si particulière.

Plus loin se trouvent des parcs soigneusement entretenus, mais à la différence des jardins japonais où la moindre touffe d'herbe qui dépasse est impitoyablement coupée, ici on laisse s'exprimer la nature : le cadre prend donc un air plus sauvage, plus naturel, bien que toujours maîtrisé, et dans lequel le palais s'intègre parfaitement.

Gyeongbokgung

Gyeongbokgung

Gyeongbokgung

Gyeongbokgung

Les murs et les tuiles qui délimitent le palais sont également remarquables : très richement décorés, ils arborent chacun des motifs différents et donnent à nouveau ce sentiment ambigü de luxe sans extravagance.

Gyeongbokgung

Gyeongbokgung

Dans ce calme où déjà l'on voit moins de touristes, certains en profitent pour faire un petit pique-nique aux endroits prévus à cet effet...

Pic-nic

Tiens! Une pagote au loin? Celle-ci aurait été construite par les Japonais lors de la dernière invasion.

Gyeongbokgung

Ces derniers temps, et personne ne s'en plaindra, les invasions japonaises se traduisent plutôt par une affluence de jeunes filles venues de l'archipel faire du tourisme et du shopping. Alors, la question que tout le monde se pose : comment reconnaître une Japonaise d'une Coréenne? C'est très facile. Si elle met ses doigts en Twix et fait un sourire de speakerine devant sa copine qui la prend en photo avec son téléphone portable, puis repars en titubant et en criant Sugoooooi d'une voix plate, c'est une Japonaise. Si en revanche elle a de belles jambes et marche droit, c'est une Coréenne! Sticking out tongue

Et pour suivre la ballade dans son intégralité, il y a l'album Flickr et la carte loc.alize.us!

Rouge Vert Bleu

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